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  • La nouvelle Prométhée

    J'ai souvent été quelque peu maladroite, et cela ne s'arrange pas avec l'âge !!! Et pourtant, je n'ai même pas encore passé la trentaine !!! Qu'est-ce que cela va être d'ici 10-15 ans...

    Quand j'étais gamine, je fracassais (oui oui, c'est bien le terme) des verres tous les 2-3 jours. Un mauvais mouvement, une main glissante... bref, un geste déplacé et BAM !!! Un verre par terre, éclaté dans toute la cuisine !!! Ma mère m'avait d'ailleurs surnommée très ironiquement : "doigts de fée"...

    Et puis, j'ai grandi et, je me suis calmée sur les verres. Il faut dire que le "budget verre" commençait à chiffrer grave et que j'en avais marre de boire dans des verres jetables en plastique à la fin.

    Après, ce sont les portes qui ont pris leur revanche sur les verres... Vous devriez voir l'état de mon petit doigt de pied droit !!! Bon, il est encore là, c'est déjà ça mais, je ne compte plus le nombre de fois où je me suis "mangé" le bas d'une porte dans les doigts de pied et put¤¤¤, qu'est-ce que ça fait mal !!! Et, pas seulement le matin, la tête enfarinée, en allant dans la salle de bain mais, à tout moment de la journée, dans n'importe quelle porte, n'importe où. Alors depuis, je me suis mise aux chaussons... Je n'aimais vraiment pas ça avant mais, j'avoue que j'ai moins froid l'hiver et surtout moins mal quand je me prends encore une porte !!!

    Mais, ce qui est le pire, c'est mon équilibre... Pourtant, je n'ai pas de problème d'oreille interne ou de bouchons (j'y ai remédié déjà).

    Il y a deux ans, je rentrais d'un congrès d'une journée à Lyon après m'être levée à 05h00 du mat', m'être tapée 6 heures de train aller-retour, avoir marché 10 minutes en talons (et franchement c'est long en talons) pour rejoindre ma voiture, pour rentrer chez moi (il devait être 22h30 à peu près), arrivée à 10 mètres de ma voiture, mon talon se coince dans mon pantalon et je m'étale, dans un magnifique vol-plané, de tout mon long, sur le trottoir !!! Résultats : un pantalon déchiré, un talon cassé, une main écorchée, un genou... euh... comment décrire... j'avais un pantalon en toile, le trottoir était en pente avec des graviers et j'ai glissé sur un bon 2 mètres... ça laisse imaginer l'état de mon genou ??? Bref... 2 semaines à boiter et un genou marqué à vie...

    Et hier, je me rends dans la boulangerie du "quartier" pour acheter un sandwich pour déjeuner : trottoir en pente, chaussures plates, semelles lisses... Ah... vous me voyez venir ??? Et ben oui, ça n'a pas loupé !!! Je me suis étalée comme une... euh... oui allez, comme une merde !!! devant les jeunes du quartier qui, m'ont porté secours aussitôt (ouais ils sont cools les wesh chez moi !). Résultats : une chaussure éclatée, le haut du pied pareil et... le même genou écorché !!! Mais là, heureusement que j'étais en jean. Celui-ci a résisté et donc, j'ai évité les graviers incrustés dans le genou... Mais, depuis je boite et MrK m'a trouvé un super surnom : Daisy. Hein, quoi ??? ah c'est rapport à ma démarche ???!!! Enfoiré !!!

     

    Alors voilà, non contente d'avoir une "magnifique" cicatrice depuis 2 mois à la gorge (thyroïde enlevée), me voilà affublée, avec les beaux jours qui reviennent, d'un superbe genou, savamment maquillée de bleu, jaune/orange et rouge, avec des croûtes qui se forment doucement... Je pense que je vais être la plus belle pour aller danser sur la plage cet été !!!

    Professeur Frankenstein : je suis votre nouvelle créature !!!

  • To be or not to be...

    Comment expliquer...

    J'ai constaté plusieurs fois, en regardant mon fils, que j'étais envahie par un questionnement plutôt profond...

    Je sais que je voulais ce blog léger mais, je me suis surprise moi-même à me demander dernièrement, de façon très sérieuse, si ce petit garçon était le mien...

    Vous allez me dire : "ben oui, c'est toi qui as accouché !" ou encore "il t'appelle maman, alors oui" mais, je crois que ce questionnement est plus fort...

    Oui, je sais que je l'ai porté pendant 9 mois, que je l'ai désiré si fort après une fausse couche, que j'ai tenté de le nourrir au sein (sans grand succès), que je lui ai donné chaque jour (ou presque) son biberon depuis sa naissance, que je me lève la nuit pour vérifier que tout va bien car mes tripes me poussent à le faire, juste pour être rassurée, qu'il me ressemble de plus en plus, tout en gardant les traits de son père mais, je ne peux m'empêcher, parfois, de regarder ce petit garçon, qui me semble grandir trop vite et de me dire : "mais, c'est moi sa maman ?"

    Serait-ce un manque de confiance en moi, un lien mère-fils non établit à la naissance (3 jours en néo-nat non prévus y sont peut-être pour quelque chose...), une admiration pour ce petit garçon qui me fait douter que ce soit grâce à moi (et à MrK) qu'il soit comme ça, le fait d'avoir repris le travail trop tôt après sa naissance, de travailler 10 heures par jour et de ne le voir que quelques heures le soir... ? Ou peut-être tout ça d'un coup...

    Quoi qu'il en soit, ce questionnement devient récurrent, même si je sais pertinement que c'est mon fils.

    Mais, je ne suis peut-être pas la seule à m'être posé cette question... Est-ce une interrogation réelle de parent ?

    La vie filant tellement vite que l'attachement à un être grandissant si rapidement, on se demande si on l'a vraiment vu grandir... Le voir se détacher de moi et acquérir une autonomie que je ne "contrôle" pas... Ou alors, c'est que je suis tellement subjuguée par ce petit garçon, qui me semble si intelligent, si beau, si gentil, si "parfait" (bon, en fait, c'est sûr, je suis sa mère pour parler de lui comme ça) que ça ne peut pas être de mon fait.

    Ou encore, est-ce parce que je ne me vois pas, moi, vieillir, avoir des enfants... J'avoue avoir la chance (mais aussi la malchance) d'avoir un aspect juvénile, ce qui me confronte à des situations parfois gênantes :

    FLASH-BACK

    Microbe, 6 mois, que je promène en poussette, dans mon bled... "Mémé" s'approche : "oh dis-donc, tu dois en faire des jalouses avec ton petit frère à la sortir du lycée !!!" Euh, comment je fais pour ne pas lui balancer mon sac à langer, mes cernes, ma fatigue, mon épisio, mes vergetures et tout le reste à la tronche, en restant polie ??? Et encore, elle aurait pu dire "collège" !!!

    Ou encore, quand dans mon boulot, on me prend pour la stagiaire (j'ai tout de même un poste à responsabilités) et on me demande de préparer le café alors que c'est avec moi qu'ils ont RDV ??? ça ne m'empêche pas de préparer le café mais, ma crédibilité en prend un sacré coup !!!

    C'est peut-être ça... Je ne suis pas crédible en tant que maman et à force de me le faire remarquer, j'en prends acte.

    Ou alors, c'est tout simplement parce que je nage en plein rêve avec MrK et Microbe et que ça me semble tellement surréaliste tout ce bonheur que j'ai parfois du mal à y croire...

  • Avant / Après

    Je sais que certains blogs utilisent déjà ce principe de Avant / Après mais, il me semble que maintenant que Microbe a passé ces 2 ans, je me dois de faire aussi un bilan sur ce qui a changé avec son arrivée dans nos vies...

     

    Avant - ma voiture était propre et me semblait suffisamment grande pour MrK et moi

    Après - je songe à gagner au loto afin de m'acheter un Hummer (oui, il me faut au moins ça) afin de stocker les (trop) nombreux jouets de Microbe qui croupissent sur le sol de ma voiture, au milieu des miettes et autres liquides, dont je ne veux même pas connaitre la provenance !!!

     

    Avant - je pouvais me coucher à minuit en semaine, sans problème, même si je commençais le travail à 07h00 le lendemain

    Après - à 21h00, je sens que Morphée m'attend déjà dans mon lit et même (surtout) le weekend !!!

     

    Avant - on mangeait des plats "tout prêt" le soir (hamburgers, kebabs, pizzas, poêlées surgelées...)

    Après - Microbe étant un fin gourmet (et je le comprends), nous sommes obligés de préparer décemment à manger. En plus, je ne crois pas que les pizzas soient très recommandées à 2 ans...

     

    Avant - je n'aimais pas mon corps et mes 58 kilos (pour 1m63)

    Après - je n'aime pas mon corps et ses (au choix) vergetures/bourrelets/varices/crevasses/tâches/boutons/kilos en trop (non, je déconne, je n'ai pas tout ça mais, pas loin) et, surtout, je regrette mes 58 kilos !!!

     

    Avant - il pouvait y avoir une tempête (comme en 1998 par exemple) sans que je ne me réveille

    Après - le moindre pet de Microbe me met au garde-à-vous en pleine nuit sauf que je mets au moins 1h00 pour me rendormir après. Quand le pet est à 04h30 du matin et que je me lève à 06h00, je n'ai plus qu'à me lever et préparer mon intraveineuse de café pour la journée

     

    Avant - lorsque je regardais la télé, il était rare que je pleure (de rire, d'émotion ou autres)

    Après - dès que je vois un reportage avec une naissance (une poule, une vache, une femme, peu importe !!!) je sens poindre une vive émotion, ce qui fait bien marrer MrK !!! Mais mer¤¤, je ne suis qu'une pauvre femme, que ces hormones n'ont, semble-t-il, pas décidé de laisser tranquille !!! Même 2 ans après mon accouchement !!!

     

    Avant - nous allions régulièrement au cinéma, au restaurant, chez des amis... de façon spontanée

    Après - l'organisation militaire s'est introduite dans notre domicile et ne nous permet plus d'envisager la moindre sortie sans penser à M. Lapin (doudou en titre de Microbe), les couches, les lingettes, un bib d'eau, le goûter ou l'heure du repas, l'heure de la sieste, le lit parapluie, la couverture de Microbe, la poussette, les jouets... Je continue ???

     

    Avant - nous nous promenions dans la rue, seuls, main dans la main, fiers d'être l'un avec l'autre

    Après - nous nous promenons dans la rue, seuls (rarement), main dans la main, fiers d'être l'un avec l'autre mais... avec une sensation de manque... une main libre qui ne l'est plus depuis 2 ans

     

    Avant - je ne savais pas ce que mes parents pouvaient ressentir pour moi, ni même ce qu'ils pouvaient être capable de faire pour moi

    Après - je remercie mes parents d'avoir été tels qu'ils l'ont été avec moi, avec mon ingratitude à leur égard durant l'adolescence, avec mes défauts, mes qualités (j'en ai quelques une quand même !!!), mon indolence, mes états d'âmes... et d'avoir toujours été là pour moi et aimants...

     

    Maintenant, je comprends ce qu'est l'amour inconditionnel...